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L'impact des herbicides sur l'environnement

Les herbicides sont majoritairement utilisés en agriculture, mais les services d'entretien des communes, les collectivités et les particuliers en sont également de grands consommateurs.
Leur impact sur l'environnement est souvent sous-estimé.

La biodégradabilité de leurs molécules (atrazine, glyphosate, diuron), affirmée par leurs fabricants requiert des conditions précises (température, pluviométrie, qualité du sol) qui sont rarement réunies. Par exemple, en cas de pluie, le lessivage des molécules entraîne une pollution des eaux (de surface et souterraines), par temps chaud, leur évaporation (25 à 70% du produit part dans l'atmosphère) pollue l'air et l'eau de pluie. Par temps froid ou trop chaud, sur sol trop compact ou sans vie microbienne, un blocage de la dégradation entraîne une pollution des sols et donc des ressources alimentaires. De plus, les produits de la dégradation sont parfois aussi toxiques que les molécules d'origine.

Les molécules des désherbants utilisés sur les trottoirs, les bordures des fossés, les abords des rivières sont emportées par les eaux de pluie. Elles se retrouvent directement dans les rivières, polluant les planctons et les micro-algues qui sont mangés par les poissons, qui sont eux-mêmes mangés par d'autres poissons que nous mangerons peut-être ensuite. Celles utilisées pour désherber par exemple les allées devant les maisons peuvent aussi être entraînées directement avec les eaux de surfaces, jusqu'à la prairie voisine. L'herbe s'en gorgera, les vaches la mangeront. Le lait ou la viande qui nous sont destinés seront intoxiqués. Ces molécules s'accumulent tout au long de la chaîne alimentaire selon le processus de la bioconcentration. Chaque hôte intermédiaire concentre le toxique selon un facteur de 10 à 100 fois dans les tissus graisseux. Si l'homme, maillon final, est en quatrième position dans la chaîne alimentaire, il peut concentrer le polluant 10 000 fois !

La contamination de l'atmosphère est également importante. On a trouvé jusqu'à 40 fois la dose autorisée dans les eaux de pluie et les brouillards. Selon une étude de l'institut franco-allemand sur l'environnement, un rural absorbe deux fois plus de pesticides par voie respiratoire qu'un citadin (avec assimilation sanguine directe sans possibilité de dégradation préalable). Le printemps et l'été sont les périodes les plus critique…

Les désherbants sont par nature toxiques pour les organismes et micro-organismes vivants (bactéries, champignons, virus), constituant notre environnement. Leur écotoxicité aboutit à une réduction de la biodiversité par effets directs ou indirects. La disparition de nombreuses plantes appauvrit la flore locale et le capital nourricier de la terre. Les animaux et les micro-organismes non ciblés initialement sont anéantis. Les micro-organismes sont indispensables à la fertilité du sol puisqu'ils participent à la décomposition de la matière organique (feuilles, déchets végétaux…) pour produire l'humus et les éléments minéraux directement assimilables par les plantes. Les vers de terre sont également atteints, pourtant essentiels au renouvellement et à l'aération de l'humus. Les pollinisateurs se font rares puisque leur source d'alimentation disparaît (pollen et nectar des fleurs sauvages). L'altération de l'équilibre de la flore et des micro-organismes perturbe le cycle de l'azote et l'assimilation des nutriments par les plantes qui sont ainsi fragilisées. Engrais et pesticides sont donc utilisés, aggravant la pollution. Le sol ayant perdu son rôle nourricier et filtrant ne devient plus qu'un support. Son pouvoir de rétention d'eau s'amenuise, d'où les catastrophes " naturelles " (sècheresse, inondations). La végétation spontanée (les mauvaises herbes ou les herbes folles) constitue un refuge naturel convoité par les insectes, oiseaux et autres petits mammifères prédateurs des " ennemis " des plantes. En éradiquant cet habitat naturel, on supprime d'emblée des moyens naturels de lutte contre les maladies et les nuisibles.

Nous ne pouvons impunément agresser notre environnement sans nuire à notre santé.
La nuisance de tous ces produits issus de l'agrochimie est redoutable car ils agissent en toute discrétion, ce qui incite à minimiser l'importance de son impact polluant.

Ce constat implique l'impérieuse nécessité d'appliquer le principe de précaution par une remise en cause de l'incitation à utiliser des désherbants. Les élus et responsables des services techniques sont par conséquent directement concernés, aussi bien par la sécurité de leurs employés communaux (les premiers exposés), que par l'impact des désherbants sur la santé publique.

L'élimination de résidus de pesticides dans les eaux potabilisables destinées à la distribution est difficile et les processus, coûteux, sont payés par le consommateur. Les habitants des communes qui se sont engagées dans le 0 % désherbant (Munich, Rennes, Vezin le Coquet, …) ont vu leur factures d'eau diminuer.

En agriculture, comme pour l'entretien des espaces publics, privés, et de la voirie, il devient urgent de mettre en œuvre des méthodes alternatives, afin de ne plus contribuer à la destruction de notre planète. " Le seul pesticide capable de ne générer aucun dommage, c'est le pesticide que l'on n'utilise pas* ". (Les pesticides comprennent les herbicides, les insecticides, les fongicides, les produits en ides : fabriquer pour tuer !)

Si vous souhaitez réagir contre l'usage abusif des désherbants dans votre commune, écrivez à votre maire.
Vous pouvez également leur joindre cette lettre,contacter lortie pour la recevoir,ou leur communiquer les sources suivantes :

MDRGF (mouvement pour le droit des générations futures)
http://www.collectif.acap.fr
http://www.menv.gouv.qc.ca
http://www.environnement-suisse.ch/herbicides
La Maison de la consommation et de l'environnement de Rennes a édité d'excellentes brochures sur le danger et les alternatives aux pesticides : 02 99 30 35 50

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